mercredi 7 septembre 2011
Le Temps de l'écoute : Vincent Epplay & Robert Malaval & The Rolling Stones & Opération Rere
Installation de Vincent Epplay & Robert Malaval & The Rolling Stones et installation Opération Rere.
Photographies : Villa Arson / Jean Brasille
mercredi 27 juillet 2011
Le Temps de l'écoute, Villa Arson, juin-octobre 2011
LE TEMPS DE L'ECOUTE
Pratiques sonores et musicales sur la Côte d'Azur des années 1950 à nos jours
24 juin – 30 octobre 2011
L'exposition Le temps de l’écoute vise à retracer soixante ans de création sonore et musicale sur la Côte d'Azur. Cette
histoire se construit au travers du regard d'artistes contemporains travaillant ou ayant travaillé dans la région à qui il a été
demandé de produire une oeuvre destinée à mettre en résonance des réalisations passées. Concrètement, cela signifie que
chaque artiste prend en charge le traitement d’une ou plusieurs séquences de cette histoire en les associant à sa propre
pratique, créant ainsi des oeuvres originales qui intègrent des expériences du passé. Les dialogues sont les suivants :
Pascal Broccolichi & Lars Fredrikson, Vincent Epplay & Robert Malaval & Les Rolling Stones, Jérome Joy & Jean Dupuy,
Ludovic Lignon & Lars Fredrikson, Arnaud Maguet & Sun Ra, Arnaud Maguet & Soft Machine & Jean-Jacques Lebel, Arnaud
Maguet & Richard Prompt, Isabelle Sordage & Éléonore Bak, Isabelle Sordage & Éliane Radigue, Gauthier Tassart &
Thomas Köner, Gauthier Tassart & Jean-Pierre Massiéra, Christian Vialard & Yves Klein.
Ce choix s'explique par la volonté des commissaires de ne pas proposer une exposition d'historien, ni de limiter le projet à la
présentation d'archives, de documents ou d'installations simplement réactivées. Il s’entend comme la recherche d’une écriture
singulière pour analyser le champ particulièrement expérimental des pratiques sonores et musicales. Il s'agit également de
s'appuyer sur la créativité d'artistes contemporains pour tisser des liens entre le passé et leurs propres expériences.
Cette position soulève évidemment la question de l'appropriation et de ses limites. Comment un artiste historique peut
trouver sa place dans une oeuvre contemporaine ? Inversement, comment une oeuvre actuelle peut affirmer son originalité
alors qu’elle se construit sur une réalisation passée ? Comment rendre lisible la singularité des oeuvres qui se rencontrent ?
C’est en étant affirmée clairement dans son postulat et dans les formes produites que l'appropriation devient une pensée
esthétique qui dépasse le simple jeu des citations et des références. Ainsi, pour cette exposition, ce n’est plus la perspective
chronologique qui prévaut à l’écriture de l'histoire, mais le rapport atemporel entre les différentes pratiques. Les générations
et les expériences ne s’opposent plus. L'histoire devient un flux continu où il ne s’agit pas tant de définir le rôle que chacun
des artistes a tenu, que les pratiques qui la structurent et les liens qu’elles tissent entre elles.
C'est dans cet objectif que les commissaires de l'exposition ont confié à The Bells Angels (Simon Bernheim et Julien
Sirjacq) de documenter les différentes aventures de cette histoire. Ceci passe par la constitution d'une cartographie qui met
au jour un ensemble de passerelles. On y découvre que les pratiques sonores et musicales ne s'opposent plus, mais au
contraire, ne cessent de se croiser. Ce travail documentaire intègre l'exposition, participant à sa médiation, mais aussi à sa
scénographie en créant des points de focalisation destinés à enrichir chacune des installations.
Dans la foulée de leur recherche, The Bells Angels réalise la publication de l'exposition. Plus qu'un catalogue, il s'agit de
réunir l'ensemble des documents collectés auprès des artistes exposés, mais aussi auprès de différents intervenants ou
participants de cette aventure. Il s'agira pour la première fois d'écrire - au moins en partie - l'histoire des pratiques sonores et
musicales dans cette région tout en préservant l'esprit alternatif et singulier qui les réunit. Enfin, The Bells Angels produit une
pièce sonore à partir de l'exposition pour les Ateliers de Création Radiophonique de France Culture (diffusion prévue en
octobre 2011).
Commissaires : Jean-Marc Avrilla (commissaire indépendant) et Éric Mangion (directeur du Centre National d'Art
Contemporain de la Villa Arson).
Parallèlement à l'exposition, trois séries de concerts sont organisées :
. Le 21 juin, pour la Fête de la Musique, à la Villa Arson : L'Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN), Baron Oufo, Jac
Berrocal & David Fenech, Super Reverb, Les Playboys et deux performances conçues par Jean Dupuy (18h-24h00).
. Le 7 juillet à la Villa Arson : Éliane Radigue (20h-24h) en partenariat avec le CIRM
. Le 8 juillet à la Villa Paloma, Nouveau Musée National de Monaco, sur une proposition des Disques en Rotin Réunis :
Bader Motor, Hifiklub & Jean-Marc Montera et Khan's Piano Duo (19h-22h).
La Villa Arson reçoit le soutien logistique et technique du Centre National de Création de Nice (CIRM) pour le concert
d'Éliane Radigue.
The Bells Angels effectuent pour l'occasion une résidence à la Villa Arson grâce au Conseil général des Alpes-Maritimes.
En résonance avec l'exposition, Le Dojo invite Céleste Boursier-Mougenot pour une installation spécifique, Index v5, ainsi
que cinq artistes issus de la Villa Arson : Jean-Pierre Bertrand, Benjamin Blaquart, Julien Dutertre, Jérôme Grivel et Mathieu
Schmitt pour une exposition intitulée Instants d’écoutes (22 juin-30 septembre).
Remerciements : Martin Berner @ Audiohouse, Étienne Bonhomme, Marie-Pierre Bonniol, Nicolas Bouchard @ Mucho
Gusto, Stéphane Broc, Galerie Pierre Brullé, Véronique Champion, Le Centre Chopin – Paris, Yannick Dauby, Michel
Fedoroff, Guillaume Fender, Gaël Fredrikson, Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur, Madeleine et Maurice Germain, Emmanuel
Holterbach, Luc Kerléo, Philippe Langlois, Mathilde et Christophe Malaval, Gilles Mardirossian, Daniel Moquay, Nicole aka
Emma Peel, François Paris, André Peyregne, Philippe Robert, Marie-Hélène Seyrat et Jean-Claude Forma @ C.N.R.R. de
Nice, Philippe Siauve, Franck Smith, Dominique Tarlé, Julien Tibéri, Pauline Vachon...
Pratiques sonores et musicales sur la Côte d'Azur des années 1950 à nos jours
24 juin – 30 octobre 2011
L'exposition Le temps de l’écoute vise à retracer soixante ans de création sonore et musicale sur la Côte d'Azur. Cette
histoire se construit au travers du regard d'artistes contemporains travaillant ou ayant travaillé dans la région à qui il a été
demandé de produire une oeuvre destinée à mettre en résonance des réalisations passées. Concrètement, cela signifie que
chaque artiste prend en charge le traitement d’une ou plusieurs séquences de cette histoire en les associant à sa propre
pratique, créant ainsi des oeuvres originales qui intègrent des expériences du passé. Les dialogues sont les suivants :
Pascal Broccolichi & Lars Fredrikson, Vincent Epplay & Robert Malaval & Les Rolling Stones, Jérome Joy & Jean Dupuy,
Ludovic Lignon & Lars Fredrikson, Arnaud Maguet & Sun Ra, Arnaud Maguet & Soft Machine & Jean-Jacques Lebel, Arnaud
Maguet & Richard Prompt, Isabelle Sordage & Éléonore Bak, Isabelle Sordage & Éliane Radigue, Gauthier Tassart &
Thomas Köner, Gauthier Tassart & Jean-Pierre Massiéra, Christian Vialard & Yves Klein.
Ce choix s'explique par la volonté des commissaires de ne pas proposer une exposition d'historien, ni de limiter le projet à la
présentation d'archives, de documents ou d'installations simplement réactivées. Il s’entend comme la recherche d’une écriture
singulière pour analyser le champ particulièrement expérimental des pratiques sonores et musicales. Il s'agit également de
s'appuyer sur la créativité d'artistes contemporains pour tisser des liens entre le passé et leurs propres expériences.
Cette position soulève évidemment la question de l'appropriation et de ses limites. Comment un artiste historique peut
trouver sa place dans une oeuvre contemporaine ? Inversement, comment une oeuvre actuelle peut affirmer son originalité
alors qu’elle se construit sur une réalisation passée ? Comment rendre lisible la singularité des oeuvres qui se rencontrent ?
C’est en étant affirmée clairement dans son postulat et dans les formes produites que l'appropriation devient une pensée
esthétique qui dépasse le simple jeu des citations et des références. Ainsi, pour cette exposition, ce n’est plus la perspective
chronologique qui prévaut à l’écriture de l'histoire, mais le rapport atemporel entre les différentes pratiques. Les générations
et les expériences ne s’opposent plus. L'histoire devient un flux continu où il ne s’agit pas tant de définir le rôle que chacun
des artistes a tenu, que les pratiques qui la structurent et les liens qu’elles tissent entre elles.
C'est dans cet objectif que les commissaires de l'exposition ont confié à The Bells Angels (Simon Bernheim et Julien
Sirjacq) de documenter les différentes aventures de cette histoire. Ceci passe par la constitution d'une cartographie qui met
au jour un ensemble de passerelles. On y découvre que les pratiques sonores et musicales ne s'opposent plus, mais au
contraire, ne cessent de se croiser. Ce travail documentaire intègre l'exposition, participant à sa médiation, mais aussi à sa
scénographie en créant des points de focalisation destinés à enrichir chacune des installations.
Dans la foulée de leur recherche, The Bells Angels réalise la publication de l'exposition. Plus qu'un catalogue, il s'agit de
réunir l'ensemble des documents collectés auprès des artistes exposés, mais aussi auprès de différents intervenants ou
participants de cette aventure. Il s'agira pour la première fois d'écrire - au moins en partie - l'histoire des pratiques sonores et
musicales dans cette région tout en préservant l'esprit alternatif et singulier qui les réunit. Enfin, The Bells Angels produit une
pièce sonore à partir de l'exposition pour les Ateliers de Création Radiophonique de France Culture (diffusion prévue en
octobre 2011).
Commissaires : Jean-Marc Avrilla (commissaire indépendant) et Éric Mangion (directeur du Centre National d'Art
Contemporain de la Villa Arson).
Parallèlement à l'exposition, trois séries de concerts sont organisées :
. Le 21 juin, pour la Fête de la Musique, à la Villa Arson : L'Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN), Baron Oufo, Jac
Berrocal & David Fenech, Super Reverb, Les Playboys et deux performances conçues par Jean Dupuy (18h-24h00).
. Le 7 juillet à la Villa Arson : Éliane Radigue (20h-24h) en partenariat avec le CIRM
. Le 8 juillet à la Villa Paloma, Nouveau Musée National de Monaco, sur une proposition des Disques en Rotin Réunis :
Bader Motor, Hifiklub & Jean-Marc Montera et Khan's Piano Duo (19h-22h).
La Villa Arson reçoit le soutien logistique et technique du Centre National de Création de Nice (CIRM) pour le concert
d'Éliane Radigue.
The Bells Angels effectuent pour l'occasion une résidence à la Villa Arson grâce au Conseil général des Alpes-Maritimes.
En résonance avec l'exposition, Le Dojo invite Céleste Boursier-Mougenot pour une installation spécifique, Index v5, ainsi
que cinq artistes issus de la Villa Arson : Jean-Pierre Bertrand, Benjamin Blaquart, Julien Dutertre, Jérôme Grivel et Mathieu
Schmitt pour une exposition intitulée Instants d’écoutes (22 juin-30 septembre).
Remerciements : Martin Berner @ Audiohouse, Étienne Bonhomme, Marie-Pierre Bonniol, Nicolas Bouchard @ Mucho
Gusto, Stéphane Broc, Galerie Pierre Brullé, Véronique Champion, Le Centre Chopin – Paris, Yannick Dauby, Michel
Fedoroff, Guillaume Fender, Gaël Fredrikson, Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur, Madeleine et Maurice Germain, Emmanuel
Holterbach, Luc Kerléo, Philippe Langlois, Mathilde et Christophe Malaval, Gilles Mardirossian, Daniel Moquay, Nicole aka
Emma Peel, François Paris, André Peyregne, Philippe Robert, Marie-Hélène Seyrat et Jean-Claude Forma @ C.N.R.R. de
Nice, Philippe Siauve, Franck Smith, Dominique Tarlé, Julien Tibéri, Pauline Vachon...
mercredi 20 avril 2011
vendredi 8 avril 2011
Florian Pugnaire et David Raffini au Dojo / Vernissage le 14 avril, 18h30

Pour la deuxième étape du programme Glissement, Florian Pugnaire et David Raffini proposent deux interventions conçues spécifiquement pour le Dojo.
Le travail de Florian Pugnaire met l’accent sur le processus de création. Plusieurs espaces constitués de plaques de plâtre, de cartons ou de tôles, se désagrègent successivement, comme écrasées par une force extérieure. Il en résulte une réaction en chaîne où le white cube tombe en ruine et où la caméra transite d’un espace à l’autre. Le film est présenté en parallèle d’une réinstallation des débris de la transformation.
Par un mouvement complémentaire, David Raffini propose les traces d’une explosion. Un assemblage géométrique de plaques d’acier a subi une explosion intérieure importante. Le résultat est constitué de plaques déformées, noircies, et vernies. Présentées de manière horizontale elles affirment un intérêt pour le paysage, déjà largement évoqué dans le film qui rend compte de l’explosion.
Ce double mouvement de décrépitude de l’espace chez Florian Pugnaire et d’explosion chez David Raffini constitue un engagement dans leur collaboration où se rejoint une même interrogation portant l’une sur la nature de la sculpture et l’autre sur celle de la peinture. Les vidéos restituent les deux installations dans leur espace légitime, celui du processus.
Le programme glissement est un projet imaginé par Jean-Marc Avrilla.
Photo © Florian Pugnaire et David Raffini
mercredi 16 mars 2011
Nikolai von Rosen au Dojo, Nice




Nikolai von Rosen and the archive of Rosen/Wojnar
Du 16 février au 2 avril 2011
Curator : Jean-Marc Avrilla
(English below)
Nikolai von Rosen and the archive of Rosen/Wojnar présentent une installation liant visualisation de l’information et hiérarchisation de l’espace en s’appuyant sur la différence de traitement entre art et communication. L’artiste a imaginé de dissocier l’espace du Dojo en deux parties d’une même scène de théâtre. L’entrée réservée à la véritable scène, là même où le public entre, accueille des personnages, figures de sacs de ciment et leurs portraits. La seconde partie, comme des décors en coulisses, est constituée de structures de bois portant de grandes toiles rouges. Cette mise en scène du lieu et des œuvres est un jeu sur la hiérarchisation symbolique de l’espace et la manière dont l’information est créatrice de formes.
Ces toiles rouges sont d’anciennes peintures du duo d’artistes Rosen/Wojnar dont l’artiste a été l’un deux acteurs jusqu’en 2010. Nikolai von Rosen continuant le travail engagé par le duo, les a recouvertes d’une couche de peinture rouge qui masque et protège leur mémoire. Ces peintures anciennes se référaient à la complexe communication des groupes industriels où se mêlent le langage marketing, le langage analytique des graphiques et des statistiques, comme les détails hautement symboliques d’une typographie ou d’une couleur.
Nikolai von Rosen est un artiste allemand né en 1967. Il vit et travaille à Berlin et enseigne l’architecture et l’art à l’Eidgenössische Technische Hochschule (ETH) de Zürich. Lors de ses études d’Histoire de l’art à l’Université de Bamberg il rencontre Florian Wojnar avec qui il fonde un duo artistique en 1997. Appelé Future7 jusqu’en 2009, le duo devient ensuite Rosen/Wojnar jusqu’en 2010, date à laquelle ils se séparent. En référence à cette collaboration sur laquelle s’appuie le projet du Dojo, son appellation est ainsi formulée : Nikolai von Rosen and the archive of Rosen/Wojnar.
Parmi les nombreuses expositions auxquelles il a participé, Nikolai von Rosen a exposé dans le cadre de sa collaboration à Rosen/Wojnar en 2010 au Kunsthaus Schloß Wendlinghausen, Dörentrup, Berlin, et au Living Art Museum, Reykjavik ; en 2007 à l’Espace de l’Art Concret – Donation Albers-Honegger ; en 2004 au Zentrum für zeitgenössische Kultur ZSK, Ekaterinburg. Le duo a également été lauréat en 2008 du Stiftung Kunstfonds de Bonn et du Senat de Berlin.
English
Nikolai von Rosen and the archives of Rosen / Wojnar presents an installation linking visualization of the information and the hierarchical organization of the space by leaning on the difference of treatment between art and communication. The artist imagined to separate the space of the Dojo in two parts of the same theater stage. The entrance reserved for the real stage, there even where the public enters, welcomes characters, figures of bags of cement and their portraits. The second part, as sets in wings, is constituted by wooden structures carrying big red paintings. This installation of the place and the works is a set on the symbolic hierarchical organization of the space and the way the information is creative of forms.
These red canvas are the former paintings of the duet of artists Rosen/Wojnar whose artist was one of the two actors until 2010. Nikolai von Rosen continuing the work engaged by the duet, covered them with a red coat of paint which masks and protects their memory. These former paintings referred to the complex communication of the industrial groups where get involved the marketing language, the analytical language of graphs and statistics, as highly symbolic details of a typography or a color.
Nikolai von Rosen is a German artist born in 1967. He lives and works in Berlin and teaches the architecture and the art at Eidgenössische Technische Hochschule ( ETH) of Zürich. During his studies of Art history at the University of Bamberg he met Florian Wojnar with whom he formed an artistic duet in 1997. Their first name was Future7 until 2009, the duet became then Rosen / Wojnar until 2010, when they split. In reference to this collaboration on which leans the project of the Dojo, his artistic name is so formulated: Nikolai von Rosen and the archives of Rosen / Wojnar.
Among the many exhibitions in which he participated, Nikolai von Rosen exposed in the part of his collaboration to Rosen / Wojnar in 2010 in Kunsthaus Schlo ß Wendlinghausen, Dörentrup, Berlin, and in the Living room Art Museum, Reykjavik; in 2007 in the Espace de l’Art Concret - Donation Albers-Honegger; in 2004 in Zentrum für zeitgenössische Kultur ZSK, Ekaterinburg. The duet was also a prize-winner in 2008 of Stiftung Kunstfonds of Bonn and the Senat of Berlin.
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